Comment j'ai écrit mes premiers romans

Ou une histoire en plusieurs parties... !

Les Tribulations d’Esther Parmentier, bien que mon premier roman édité, n’est pas le premier roman que j’ai écrit !

Avant lui, j’avais écris le premier tome d’une tétralogie nommée Duel que j’avais autoédité, encore incertaine quant à la direction que je souhaitais donner à ma carrière d’autrice.

J’ai commencé à écrire Duel en 2015, en même temps que je me suis lancée dans des études en parallèle de mon travail. J’ai mis 3 ans à le rédiger (oui, c’est long, mais je travaillais 40h/semaine, plus les études !) Et surtout… surtout, je l’ai réécris 22 fois.

22.
Fois.

Clairement, quelque chose n’allait pas. Quand j’ai enfin été satisfaite du résultat, que mes bêtas lecteurs m’ont confirmé que le roman était sympa, je l’ai lancé sur Amazon. Il a bien marché, mieux que ce que j’espérais initialement, pour être honnête. Pas loin de 1’ooo tomes écoulés les quatre premiers mois. Des ventes stables, des retours positifs.

Et pourtant… et pourtant.

L’expérience de l’autoédition m’a foncièrement déplue.

Je ne résiste pas – je vous mets la couverture de Duel – illustrée par mes soins svp

Maelle Desard Duel

La prise de conscience

Je me souviens encore du jour où j’ai reçu le broché, et que je n’ai rien ressenti d’autre qu’une frustration intense. Je savais que le texte n’était pas aussi bon qu’il aurait pu l’être. Je savais que jamais il ne trouverait le chemin des librairies. Je savais que je ne serai pas invitée en salon. Je savais surtout que j’avais besoin d’aide pour faire ce que je voulais dans le monde de l’édition, à savoir : me professionnaliser.

Attention, je ne dis pas que les autoédités ne sont pas professionnels. Loin de là ! C’est un vrai business à gérer, avec des gros frais à assumer (couverture, mise en page, correcteur, éditeur freelance idéalement).

Mais je voulais tenter autre chose. Je voulais travailler avec une équipe, avoir une ou un éditeur présent pour moi, ne pas m’endetter, peut-être même me faire un peu d’argent, qui sait ! J’ai donc décidé de tenter ma chance en maison d’édition classique avec un autre roman, un autre genre. Un tome avec un début et une fin nets, mais une histoire avec un potentiel de déclinaison plus vaste. Un ton plus léger, plus mordant, qui me convenait finalement bien plus que celui que j’avais pris dans Duel. Comme beaucoup de jeunes auteurs (je pense), j’ai essayé pour mon premier roman de rendre ma propre voix inaudible. J’ai écris de manière à ce que le roman “passe”, que l’histoire soit là, et que le reste s’efface.

À l’exact opposé d’Esther Parmentier !

maelle desard signature premier contrat Rageot speed dating imaginales

L'inscription aux imaginales

J’ai commencé à écrire Esther aux alentours de janvier 2019. En mars, les inscriptions pour les Imaginales se sont ouvertes. Je me suis inscrite, fébrile, alors que j’étais toujours le nez dans mon premier jet, à démêler mes intrigues. Mais, pour la première fois : je m’amusais énormément en écrivant. J’ai accouché de Duel dans la douleur – j’ai accompagné Esther jusqu’à la résolution de sa première enquête avec un immense, immense plaisir. Puis mai est arrivé.

Nous sommes partis mon compagnon et moi à Epinal, reliant la ville vosgienne depuis notre belle Suisse (très belles routes, vraiment). Puis ont eu lieu les rencontres.

Pour être honnête, j’ai plus stressé pour le parking que pour les rencontres avec les éditeurs. Je pense que mon expérience professionnelle m’a beaucoup aidée ici : je suis habituée à pitcher des concepts, et à vendre mes idées au jour le jour pour mon travail alimentaire. Je ne stresse donc pas, et je sais comment me présenter sans bafouiller, adapter mon discours. Et surtout : je me suis préparée en amont pour ces rencontres. J’en parlerai dans un autre post, parce que ça pourrait être long ! 

Les rencontres se sont (obviously) bien passées. Je suis partie avec plusieurs cartes de visites, prête à envoyer le manuscrit aux maisons d’éditions avec lesquelles nous avions le plus croché.

Mais Rageot a été plus rapide ! Quatre jours (ou trois ? j’ai un doute – moins d’une semaine) après notre ma rencontre avec Murielle, la directrice de Rageot, Florence, ma future-éditrice me contactait pour me demander le manuscrit complet.

Je venais tout juste d’apporter le point final au premier jet, et je ne vous cache pas que j’étais particulièrement nerveuse à l’idée de le partager en l’état, avec toutes ses faiblesses, à un vrai éditeur, aussi gros que Rageot qui plus est.

Mais Florence m’a rassurée. Je lui ai envoyé le manuscrit. Nous avions signé en septembre.

La moralité de cette histoire un peu décousue ? Que le mieux est le pire du bien, que la clé de la réussite, c’est de bien s’entourer, qu’à écrire des choses qui nous plaisent, on prend globalement plus de plaisir, et que, quand on sait ce qu’on veut, il ne s’agit plus que de tracer sa route pour l’atteindre ! (d’accord, ça peut être légèrement plus compliqué que cela. Mais comme me répète une amie éditrice : tous les bons manuscrits trouvent une maison. Il ne faut pas désespérer, il faut accepter de travailler, de s’acharner. Et quitte à devoir le faire… autant prendre du bon temps !)

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